Qui était Anne-Marie Martel

Sa vie

Anne Marie Martel

Peinture du 17e siècle

Son père est un haut magistrat de la ville.Née au Puy en Velay le jeudi 11 août 1644, Anne-Marie est baptisée 2 jours après, le 13 août au Baptistère St Jean.

Anne Marie grandit dans un foyer chrétien et reçoit une excellente éducation chez les Soeurs de Notre Dame et auprès des prêtres de St Sulpice récemment installés au Puy pour la fondation du Grand Séminaire. Ils sont aussi chargés de la Paroisse St Georges. C’est ainsi que le curé M. Tronson devient le Directeur spirituel d’Anne Marie… et l’envoie en mission auprès des femmes pauvres et malades de l’hôpital du faubourg d’Aiguilhe en 1666.

Pendant 6 ans… et jusqu’à sa mort, elle parcourt les rues de la ville et les chemins des villages environnants pour aller vers les plus « délaissés ».

Elle meurt d’épuisement le 15 janvier 1673… en recommandant à ses compagnes de poursuivre la tâche commencée avec elle.

Sa prière

St michel PetitElle prie sans relâche pour accomplir la mission qu’elle découvre au fil du temps : « puisant dans la contemplation la force et l’audace nécessaires…  »

Sa prière nous révèle son désir profond d’accomplir la volonté de Dieu : « Mon oraison a été sur l’obéissance de Notre Seigneur. Après l’avoir adoré et admiré, j’ai vu que sa vie n’a été qu’une obéissance continuelle… »

Sa mission

Dès l’enfance, Anne Marie s’éveille à la grandeur et à l’amour de Dieu et à la souffrance de son peuple.

En elle, grandit ce désir qui la brûle : Révéler le visage de tendresse du Père

  • En se faisant humainement proche des femmes malades, dentellières, enfants de la rue, mendiants, pèlerins, paysans…
  • En invitant chacun à découvrir ses richesses d’homme, de femme, d’enfant
    • aimé de Dieu,
    • digne de respect et d’amour,
    • appelé à la liberté, à la sainteté.

C’est pour cette tâche d’Instruction qu’elle s’est passionnée sans compter. C’était « ce feu qui la dévorait » et qu’elle n’a eu de cesse de communiquer à ses compagnes. C’est sa dernière volonté.

La continuation

Après sa mort ses compagnes ont accueilli et poursuivi cette même mission. On les appelait alors: « Demoiselles de l’Instruction » et « Filles de l’Instruction ». Au cours des siècles elles ont donné naissance aux

  • Béates (Petites Soeurs des Campagnes)
  • Soeurs de l’Enfant Jésus.

A la suite de Jésus Christ, marquée par l’intuition d’Anne-Marie Martel, la Congrégation des Soeurs de l’Enfant Jésus continue de vivre selon son charisme que nous traduisons aujourd’hui par « Etre présence d’amour au Père et aux frères pour le service de l’évangélisation et l’approfondissement de la foi. »

 

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